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Galaxie Sitine, Ere 3048,

laboratoire n°512b. Message instantané.

Bonjour, je me nomme Emerdon et viens de l’ère 3048 de la galaxie Sitine.

Si vous lisez ce message, c’est que vous avez découvert le code de notre invention. Félicitations!

Ce qui se trouve devant vos yeux est la plus incroyable des machines créées jusqu’à notre ère, il s’agit du « dénidateur ». Le dénidateur consiste à indiquer tous les évènements importants que, vous les terriens, avez vécus et aurez à vivre.

Il indique la date, l’heure précise, ainsi que les coordonnées géographiques du lieu où se déroulera le fait.

Mais tout d’abord, afin de comprendre l’avenir de votre planète, il faudrait répondre à tous les mystères que son passé vous cache.

Pour y parvenir, veuillez vous placer à 75° vers la gauche de l’engin et fixez le néon central. Les images de la vie des dinosaures, des hommes préhistoriques et de leurs descendants défileront. Pour accélérer, fixez le néon droit et revenez immédiatement sur le néon de gauche. Pour revenir en arrière, effectuez la démarche inverse.

Faites attention car dès à présent, vous devrez assurer l’avenir de votre planète grâce au dénidateur, protéger les terriens en leur cachant l’existence de l’engin. Si quelqu’un d’autre découvre le code, l’autodestruction se fera, coupant alors définitivement l’accès au tunnel, votre seul moyen de parvenir jusqu’à notre planète afin de sauver votre espèce du réchauffement climatique, en 2033.

D’ici là bon vent à vous, Cher Terrien.

Emerdon.

Agam – Doubles Métamorphoses

Je m’en souviens comme si c’était hier, MOI, partir à l’aventure, au beau milieu de cet endroit inconnu.

Le premier jour, j’ai réussi à traverser ce fleuve rempli d’animaux aquatiques qui, pour ma part, ne devraient jamais exister ! Lorsque je suis sortie, l’ombre prit le pouvoir sur la lumière, tout était dans l’obscurité, mais je parvenais quand même à marcher.

Le jour suivant, une forêt dense était à ma portée. J’y ai exploré des endroits extraordinaires !

Après de longues journées de marche, une immense étendue de sable s’offrit moi. La beauté du paysage me laissa sans voix !

Madeleine Mahoux

Kupka – Compliment – 1912

Au centre, une fleur bleue, rouge ? Je ne sais plus.
Cette petite ondulation est sans cesse rejointe par des vagues de sang. Ce sang vient de nulle part…
Je sors enfin du jeu, je me retrouve sur une île entourée de mers ou d’océans… Aucune personne, aucune vie…
Peut-être devrais-je m’échapper ? … Ou encore tenter l’impossible ! Briser ce mur invincible, pour obtenir la liberté.

Nicolas Vandenborre

Jacques Villon - Soldats en marche - 1913

Devant ton miroir cassé, tu te demandes qui tu es vraiment. On te dit souvent que tu me ressembles : tu as mes yeux, mon sourire et surtout mon bonheur. Mais es-tu vraiment moi, tu ne le sais pas. Je t’ai tout donné, tout ce que tu méritais d’avoir. La seule chose pour laquelle tu peux m’en vouloir : c’est que je n’ai pas été très présent tout le long de ton enfance. Et ça, tu ne l’acceptes pas. Tu as la haine devant cette image de toi qui est la mienne. Tu voudrais la changer, la briser mais tu ne peux rien y faire. Je t’appartiendrai toujours que tu le veuilles ou non. C’est ça la vie, mon cœur, c’est une fleur qui aimerait tellement être différente des autres. Mais elle ne peut pas car on l’a obligé à pousser comme ça.

Manon RICHIR

Kupka – Autour d’un point – 1920-1930

Je rentrais du théâtre.
Il était déjà fort tard, mais l’air était doux. J’en profitai pour me promener le long des quais en repensant à ton petit carré blond, que je ne tarderais pas à retrouver.
Une querelle de matous me tira de ma rêverie et je jetai un caillou dans l’eau.
Je restai un instant fasciné à contempler les cercles qui se formaient à la surface de l’eau où se reflétait une lune indistincte et qui venaient se briser contre le quai. En dessous des ponts, j’oubliais presque le temps.
J’étais heureux.

Adeline de Wilde

Joan Miro - Baigneuse - 1924

Regarde, petite sœur, le soleil qui se couche au loin. Sa couleur magnifique se reflète sur ton visage émerveillé.
Et le soleil, il te sourit.
Quand je te vois l’observer, j’aperçois dans tes yeux l’explosion d’une couleur et cette couleur, c’est le bleu.
Il est impossible de décrire les pigments qui y règnent.
Une fois, c’est la texture du ciel et une autre, celle de l’océan.
Je suis heureuse du torrent de qualités qui règnent en toi et dans tes prunelles lorsque tu esquisses un sourire malicieux et coquin.
Mais cela réside en toi depuis des années, plus précisément depuis que tu es née.
Ces moments resteront gravés dans ma mémoire pour toujours, pour l’éternité…

Mathilde Humblet

Nicolas de Staël – Les toits – 1952

C’était le 7 mai 1952. Je me rendais à New – York avec la compagnie d’avion « Airbus », lorsque je me suis rendu compte que je survolais Washington. C’est à ce moment que j’ai regardé par le hublot et que j’ai découvert une multitude de bâtiments. Il s’agissait sûrement du « C.B.D. ». Parmi ceux – ci, j’ai remarqué un immeuble. Les murs qui le formaient étaient rouges, un rouge comme je n’en avais encore jamais vu.
Je ne peux pas écrire davantage, car l’avion avançant, j’ai perdu de vue cette magnifique et spectaculaire œuvre digne d’un des plus grands architectes.
J’espère, un jour, revoir cet immeuble qui me fait encore rêver chaque nuit, cinquante – huit ans plus tard.

Henri Magein

Sonia Delaunay – Prismes Electriques – 1914

Cher journal,

Aujourd’hui, le 19 septembre 1959, je suis arrivée en terre inconnue. On dirait un peu le paradis, oui le paradis, avec toutes ces couleurs autour de moi : il y a des sentiers de charbon, d’autres de feuilles,… Tout y est magnifique ! Ce matin, alors que je me promenais pour faire le tour de cette terre paradisiaque, je me suis retrouvée en face d’un grand labyrinthe, un labyrinthe extraordinaire. Moi qui suis trop curieuse, j’ai voulu y pénétrer… Ce n’est pas un labyrinthe comme on en voit chez nous. A ce que je sais, je ne crois pas qu’il existe des arbres de couleur chez nous… Ici il en existe des centaines et des centaines : des bleus, des oranges, des mauves et plein d’autres encore. Ce labyrinthe est plus que magnifique ! A la fin de ce labyrinthe coloré, devinez ce que j’ai découvert. J’ai découvert quatre champs d’or : un d’or orange, un d’or vert, un d’or jaune et un d’or blanc. Mes yeux sont illuminés. Demain, à mon réveil, j’irai faire tout le tour de ce paradis. Je vous en donnerai des nouvelles. Je pense que je vais passer une bonne nuit dans ce labyrinthe. A demain, je vous embrasse.

Victorine Leroy

Vassily Kandinsky – Bild mit rotem Fleck – 1914

Cher Bob,
Comment tes vacances se sont-elles déroulées?
En ce qui me concerne, je rentre à l’instant de mon périple à Kagar et je dois le dire, je n’avais encore jamais vu un endroit pareil. Le dépaysement est vraiment énorme !
Tout d’abord, l’endroit est désert, pas un seul signe de vie à l’horizon, malheureusement pour moi qui aurais tellement voulu admirer la faune animale. Cela doit être dû au manque de nourriture comestible dans le coin. En effet, l’endroit a beau être magnifique, avec de nombreux fruits colorés, entourés d’arbres d’un vert sombre et mystérieux, nombreuses de ces plantes sont toxiques et dangereuses pour notre santé.
Malgré cela, je te conseille de tout cœur l’endroit. Toi qui as toujours voulu en avoir plein la vue, tu serais vraiment servi là-bas.
Jade Lebailly

Vassily Kandinski – Auf Spitzen (Sur les pointes) – 1928.

Je suis arrivée en pleine nuit dans cette ville appelée Spitzen. On se croirait dans un autre monde ici…
Les étoiles parsèment le ciel comme nulle part.
La lune, immense, belle et mystérieuse à la fois, éclaire les toits des maisons d’une lumière douce. Les gens là-bas ne se montrent que très peu, mais les rares moments où je les ai aperçus, ils m’ont paru très chaleureux.
Cette ville n’a rien d’un village, elle est unique en son genre, impressionnante et magnifique.
J’y resterais toujours, si tu étais là avec moi…
Ta présence me manque.
Je reviendrai bientôt…

Océane Delahaut

Carlos Cruz-Diez – Physichromie – 1970.

Moment incroyable de la vie où l’on se rend compte que chacun voit son monde bien différemment d’autrui.
En fonction de la place qu’on occupe, tout peut changer.
Etant haut placé, on a une vue d’ensemble, tout varie, rien n’est commun.
Des zones éclairées ou colorées peuvent soudain surgir dans une vie,
Ou alors disparaître, pour vous laisser dépérir …

Elisa Delforge.

Vassily Kandinsky - composition IX - 1936

J’ai chaud mais je me sens bien, là, assise au calme devant l’immense bleu de l’océan. Je pourrais y rester des heures à observer la beauté des étoiles en écoutant ta voix qui se mêle au son du ressac. Tu manges un fruit, c’est une pêche et l’odeur est si alléchante que je finis par un prendre une moi aussi.
Le ciel est d’un bleu profond, la mer aussi. Les quelques herbes sont d’un beau vert tendre. Il y a ton maillot, il est orange et s’accorde à merveille avec le mien, d’un rouge cerise. Il n’y a pas de nuages et la lune nous éclaire de sa couleur pâle.
Je suis trop bien, oui trop bien et ça ne peut être qu’un rêve pour être si beau. Non, je ne rêve pas, tu es bien là et tu me chuchotes quelque chose à l’oreille…
Profite !

Anne-Sophie Evrard

Robert Delaunay - Manège de cochons - 1922

Journal de bord

7ème jour - J’ignore toujours où je suis mais je suis dans une zone enneigée entourée d’un cours d’eau dont la surface est gelée et que je n’ose traverser. J’essaie de me fixer une destination, mais elles ont l’air toutes plus dangereuses les unes que les autres. Je n’ai pas encore trouvé de solution mais je vais plutôt dormir, la nuit porte conseil.
8ème jour - J’ai pris ma décision et j’ai traversé la rivière à l’endroit où elle semblait être la plus étroite. Après ma traversée, je me retrouve dans une prairie où aucun arbre à fruit ne pousse. Je suis désespéré, la faim me tenaille et je n’ai plus d’eau dans ma gourde. Je n’ai plus qu’une solution : courir tout droit pour pouvoir observer une plus grande surface de terrain et espérer trouver de la nourriture. Après de nombreuses heures de course, j’atteins un champ dans lequel pousse des cocotiers. Malheureusement, je suis trop épuisé pour monter les décrocher. Je dois en trouver une au sol et vite. J’ai passé un bon moment à en chercher une mais je l’ai trouvée. Je m’aperçois seulement que j’ai perdu mon couteau et que je n’ai rien près de moi qui me permettrait de la briser. Je termine donc ce journal qui aurait pu continuer si ça avait été des pommes à la place des ces p***** de noix de coco.
Si quelqu’un retrouve ce livre, je lui souhaite bonne chance, car il en aura besoin.
Adieu.

Denis Henry de Generet

Vassily Kandinsky - Gelb-Rot-Blau - 1925

Premier Jour d’expédition:

J’ai découvert aujourd’hui un monde fascinant ! Je me promenais dans un paysage splendide ! Le sol de couleur mauve se mêlait à des fleuves roses aux ondulations incroyables, mes yeux peinaient à s’habituer à ces changements de décor. J’ai traversé des montagnes noires qui s’enchainaient les unes aux autres. J’ai aussi vu des plaines, composées de carrés de toutes les couleurs, rappelant les rubik’s-cube de mon enfance. Et soudain, devant moi s’est élevée une route noire et sinueuse. Je l’empruntai durant des heures. Elle m’a conduit à une lune, une énorme lune bleue qui éclairait ce monde extraordinaire. Cette journée fut remplie de découvertes mémorables à tous points de vue. Je compte explorer une partie à l’allure plus désertique demain.

Mona Boreux.

Yves Klein – Peinture de feu sans titre – 1961

Journal de bord de l’explorateur Stouten :
05/05/10 : Après un long vol de 2 jours en avion privé, je suis arrivé au centre d’un désert de sable jaune-orangé et noir que j’ai fort envie d’explorer.
06/05/10 : Mon premier jour dans cet endroit est pour le moins surprenant : j’y ai croisé de drôles d’animaux, des reptiles multicolores, des araignées gigantesques,… Mais il fait aussi très chaud : mon thermomètre a indiqué la température de 49.8 degrés… Je commence à chercher un point d’eau.
08/05/10 : Après 2 jours de recherches et de désespoir, j’ai trouvé l’eau! Incroyable! C’est tout pour aujourd’hui.
12/05/10 : Mon voyage se finit peu à peu, je vais donc rentrer au campement mais des sables mouvants ralentissent ma progression !
13/05/10 : Voilà, je suis au campement, j’ai suivi un chemin en arc de cercle dans ce sable noir. Je repars demain pour la maison.
15/05/10 : Suis arrivé chez moi. Repars dans 1 mois vers les profondeurs des océans!

Emeric Stouten

Kupka – Autour d’un point – 1920-1930

Un long parcours

Je suis dans le noir absolu, je ne sais pas où je suis, mais je poursuis mon chemin. Soudain, j’aperçois de la lumière. Je cours et je découvre un magnifique champ de blé. Je décide de continuer mon parcours car je n’en ai pas encore assez vu. Finalement, j’arrive dans une mine d’or que j’exploite. Mais je dois m’en aller de là car je commence à avoir faim. Je trouve alors un champ rempli de potirons qui ne sont pas normaux : ils sont gigantesques. J’admire un instant cette étrange curiosité lorsque j’aperçois au loin un univers de violet. Quelle chance ! Je peux enfin me régaler de ces délicieux raisins. Une fois bien nourri, je ne souhaite qu’une chose : continuer cette aventure comme au départ…

Jérôme Dubois

Daniel Spoerri – Le repas hongrois – 1963


Cher inconnue,
Notre rencontre au bord de la mer fut pour moi un véritable trésor ! Je n’oublierai jamais notre premier baiser. Tes lèvres ont un goût de miel, chaudes et réconfortantes comme ce soleil du soir, sous lequel nous avions dîné et qui te donnait des étoiles dans les yeux. Nous avions ensuite refait le monde et imaginé cette île paradisiaque aux saveurs printanières, remplie de différents fruits dont ces fraises, que nous avions tant aimées… Leur goût sucré nous donnait des frissons et nos bouches en raffolaient…
Cette lettre sera sans doute une surprise pour toi, mais je voulais que tu saches que le battement commun de nos cœurs me manque et que cette plume que tu m’as offerte pour notre amour orne toujours ma chambre.
Je t’aime encore et toujours.
Ton bel inconnu

Isabelle de Thysebaert

Edouard Pignon – Coqs – 1959

Une effroyable créature de feu s’avance vers moi, répandant le chaos autour d’elle. Le ciel s’assombrit au dessus du monstre et les flammes qui recouvrent son corps lèchent le sol, le carbonisant sous ses pas. Un œil est visible. Lorsque je plonge mon regard dans le sien, je peux voir la folie de cette bête destructrice, et cela m’effraie. Je veux m’enfuir, mais la peur me tord le foie et paralyse mes jambes. Implacable, entourée par un écran de fumée, la bête s’avance…

Alexandre Claisse

Nicolas de Staël – Les toits – 1952

6 juin 2067 : J’explore une fois de plus cette gigantesque ville que j’ai découverte l’hiver dernier. Nous sommes en été et pourtant le soleil reste invisible ; l’énorme nuage de cendres est toujours coincé entre les vents dominants. Cela fait 10 ans qu’il est là. J’essaye une fois de plus de trouver de la vie, mais il n’y a rien qui bouge. Rien. Tout est gris, froid, mort. Je garde cependant espoir (c’est tout ce qui me reste) car j’ai remarqué qu’il n’y a aucun corps. Peut-être ont-ils eu le temps de fuir. Je compte dormir dans un hôtel des années trente (2030).
8 juin : Je n’ai pas écrit hier, je n’avais rien à dire, j’avais fouillé un quartier banal et vide. Aujourd’hui, par contre, j’ai découvert un énorme bâtiment noir, teinté de rouge. Il semble indestructible et ne parait pas endommagé. J’irai voir demain.
9 juin : J’ai enfin découvert un passage ! Ce bunker n’a pas de porte et il m’a fallu toute la matinée et une partie de l’après-midi pour trouver un conduit d’aération situé à quarante mètres au-dessus du sol. Heureusement, il y a de nombreux débris d’échafaudages éparpillés un peu partout. J’ai tout mon temps ; je possède assez de vivres pour me nourrir convenablement trois mois et j’ai quelques kilos de ces pilules extra-énergétiques mises au point peu avant la catastrophe. J’écrirai de nouveau une fois à l’intérieur.
12 juin : Ce conduit était bouché ! Il m’a fallu deux jours pour ouvrir une brèche dans une de ses parois. J’ai arpenté quelques couloirs, puis je me suis perdu. L’électricité fonctionne et on y vit. J’ai réussit à m’introduire dans une pièce remplie d’ordinateurs. Je compte bien apprendre ce qui se passe et qui s’est passé.
13 juin : J’ai découvert un secret impensable ! Je sais maintenant où sont les habitants. Et je dois fuir si je ne veux pas finir comme eux…

Pierre Flamand

Kupka – Compliment – 1912

Le 7 mai : J’ai atterri dans une forêt. Je ne vois que des arbres et de l’ombre, mais pas le moindre signe d’une source d’eau.
Heureusement, j’avais pris de quoi me désaltérer.
Le 8 mai : Je constate toujours la même chose.
Le 9 mai : Aujourd’hui une odeur me monte au nez. Soudain, j’aperçois un énorme champ de fraises. Mmmh , qu’elles sont délicieuses !!!
A proximité, des cerises, des groseilles et des framboises complètent le paysage.
Le 10 mai : J’ai retrouvé mes amis du camping. J’ai voulu tout leur raconter mais j’ai peur qu’ils me prennent pour une folle.
Je n’oublierai jamais cette petite expédition.

Virginie Lasudry

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